OL Nation vs. Balle aux pieds - CR MATCH COUPE SANTON

28 octobre 2009 - 19:07

Défaite de l'OL Nation face à l'AS Balle aux pieds au Parc du Tremblay. Comme au bon vieux temps.

Compo OL Nation vs AS Balle aux pieds
Kewin- Damien, Titi, Edouard, Jean, Cédric, Montassar, Yohann, Benj, Bibi, Clément
R : Thomas, Rudy

Résultat
2-3

Buteurs
Bibi (68'), Yohann (80')

Résumé avant-match
Savez-vous ce qu’est l’épectase ? Non ? Alors remerciez moi de vous en apprendre tous les jours. L’épectase est un décès qui survient pendant l’orgasme. Qu’est-ce que ça à voir avec le match ? Rien. Et alors ?
Après cet écart cul-turel, les choses sérieuses peuvent réellement commencer. Il y a tellement de choses à écrire sur ce match que ce compte-rendu a failli être découpé en sept. Histoire de faire mieux que Star Wars. Pourtant certains épisodes de la fameuse double trilogie auraient pu être adaptées pour l’occasion : « Épisode II : L’attaque des clowns ». « Épisode III : la revanche des Chiche », « Épisode V : Le Titi contre-attaque », « Épisode VI : La revanche du Bibi ».
Ce match ne sera finalement découpé qu’en deux mi-temps classiques au grand damne de votre propre rédacteur.
Pour ce premier tour de la Coupe Santon, l’OL Nation affrontait l’AS Balle aux pieds. Coupe Santon ? AS Balle aux pieds ? Non, vous ne rêvez pas. La coupe de la ligue, un jour de grippe A, a trouvé son équivalent chez les footballeurs amateurs du samedi après-midi.
Visiblement à côté de leurs chaussures à crampons avant même leur venue au stade, les joueurs olympiques ratèrent totalement leur avant-match. Était-ce la pression de rejouer au Tremblay après plusieurs années ? Était-ce l’excitation suscité par le retour de Cédric dans l’effectif ? Était-ce l’absence de dernière minute de Gaspard, dit l’homme invisible ? En tout cas, l’OL Nation n’affichait pas un visage rassurant avant d’entrer sur le rectangle vert. L’état du terrain n’était pas là non plus pour redonner confiance aux hommes de Mr Zamichiei. Et surtout pas à Kewin Chiche dont la surface de réparation ressemblait plus à une zone de jeu pour nanas en bikini qu’à une zone de vérité.
Terrain, absence ou autres… rien n’excuse ce que je vais vous conter.
« Il était une fois… »


Match
1ère mi-temps : … onze hommes prêts à livrer un combat de tous les instants pour un joyau circulaire. Onze hommes et leurs remplaçants, cavalant de droite à gauche, taclant à tours de bras et s’arrachant sur chaque action. Croyez-le ou non, mais les hommes dont je vous parle sont bien les joueurs olympiques.
Agressifs et présents, ils réalisèrent une entame de match plaisante avec une main mise sur le jeu. Dominateurs mais peu en verve, les joueurs de la place des Antilles ne réussissaient pas à concrétiser leurs opportunités offensives. Encore une fois, à l’image de Clément, Yohann ou Bibi, les olympiques ratèrent souvent leur dernier geste. Une déviation trop molle qui finit à côté du but, des centre trop proches du gardien ou peu appuyés, une frappe mal préparée qui échoue à plusieurs mètres du cadre, voilà ce à quoi ont pu assister les spectateurs présents pendant les 20 premières minutes.
Bien en place, Montassar et Cédric, ratissaient de nombreux ballons exploités ensuite sur les ailes par Damien, Jean, Benj et Yohann. Ces derniers, redevenus ailiers virevoltants pendant presque trente minutes, donnèrent du fil à retordre à leurs adverses directs.
Sans être au final dangereux, les hommes du 75012 et 75020, créaient quand même du jeu. Et ce, dès les lignes défensives, Titi et Édouard participant également au jeu.
Bibi, l’homme qui avait décliné l’invitation au match de la semaine dernière pour cause d’absence de jambes, était bel et bien là. Et avec ces jambes. La légende dit qu’il aurait emporté avec lui deux jambes gauches. Ou qu’il aurait emprunté celles d’un poivrot de l’Arma. Plus sérieusement, l’homme au teint pâle, fut bien plus actif que lors des dernières sorties de l’OL Nation. Encore coupable de quelques mauvais choix, il compensa cependant par une forte présence au milieu de terrain dans la construction du jeu. A croire, que 12 sushis avant d’enfiler son short, ça donne une énergie incroyable. Un YOP et cet homme faisait un retourné acrobatique du milieu de terrain en jetant un regard sur le bord du terrain à Thomas, à deux doigts de s’en dormir, le drapeau à la main. Parlons de l’homme aux longs segments qui prît la responsabilité du drapeau de touche pour ces 45 premières minutes. Véritable responsabilité tant il risque sa vie à chaque fois qu’il endosse ce rôle. Espérons que les résultats de la musculation se fassent vite sentir pour que les menaces des joueurs adverses et des spectateurs cessent. Pour tout ce qu’il endure en dehors du terrain, merci. Pour tout ce qu’il endure sur le terrain, courage.
Revenons au jeu. Comme à son habitude (nous y reviendrons), l’OL Nation encaissa le premier but sur une balle aérienne mal appréciée par la défense centrale. L’attaquant adverse, véritable poison, en profita pour filer droit au but et crucifier Kewin à bout portant. 0-1. Pas vraiment mérité. Pas vraiment immérité. Mais le mal était fait, l’OL Nation venait de se tirer une balle dans le pied face à Balle aux pieds. Facile.
Aussi déboussolé qu’un blanc dans Le Bronx, le onze olympique mit quelques minutes à retrouver son jeu. Trop tard. Mi-temps.


2ème mi-temps : Cette mi-temps fut encore un grand classique de tension. Incapables de ramener plus d’une bouteille d’eau, les joueurs olympiques, durent se partager quelques gouttes du précieux liquide alors que les organismes avaient besoin de récupérer toute leur énergie. Ce qui provoqua en Clément une énorme colère mais il préféra se taire. Se taire chez Clément signifie parler quand même mais sans gueuler et répéter « Je dis rien mais ça me casse les couilles. Je dis rien. Mais ça me casse les couilles… mais je vais rien dire. C’est relou. » Avec Clèm si la parole est d’argent alors le silence est en toc.
Après une telle mi-temps, l’entame des 45 dernières minutes ne pouvait pas être très radieuse. Effectivement, l’OL Nation ne réussit pas à imposer son jeu. Clément et Bibi, plus difficiles à trouver dans la surface que Charlie dans « Où est Charlie ? », ne touchèrent que très peu de ballons dans ces minutes si importantes.
Montassar tira quand même son épingle du jeu avec quelques belles initiatives dont un tir de 20mètres proche du cadre et une tête déviée magnifiquement par le portier adverse sur la barre transversale. Quand ça ne veut pas rentrer, ça ne rentre pas. Même quand c’est mouillé. Je parle de foot je vous rassure.
Et la sanction ne se fit pas attendre, sur une action litigieuse, l’AS Balle aux pieds doublait la mise dans un silence de Cathédrale. De Sinagogue un jour de Grand pardon ou de Mosquée un 11 Septembre, si vous préférez.
Sur ce but du K.O, Titi nous gratifia d’une belle glissade. Nelson Monfort s’en serait léché les babines. « Oh ouai, oh ouai, Je suuuiis je suis ici à Tremblay-Nagano, Guillaume Flori, surnommé Titi, nous propose son programme de Libéro, un superbe programme court tout en détresse. Guillaume Flori effectue un magnifique triple boucle ficha, puis une série de petits pas inspirés de l’école russe. Il enchaîne par quelques arabesques. Guillaume est très en forme. William’s very in form. Il glisse sur la boue comme l’aigle fend l’air. Magnifique. Splendido. Fantastico. Il essaye même de dégager la balle de la main. Tank you. Tank you Titi. Wonderfoul. »
0-2 donc. Thomas et Rudy, entrés en jeu peu de temps avant ce deuxième but, devaient vraiment se dire qu’il faisait meilleur en dehors du terrain.
Mais l’OL Nation n’abdique pas si facilement. Quelques minutes plus tard, sur un coup-franc aux vingt mètres de Bibi, détourné par le mur, les joueurs de Nation réduisaient le score.
L’OL Nation était enfin lancée, en route vers l’égalisation et les prolongations. En fait, non. L’OL Nation n’est pas Liverpool face au Milan AC un soir de finale de Ligue des Champions.
Plus efficace qu’une herse pour stopper une Peugeot Nevada lancée à 130, je vous présente la relance Titiesque. Relance titiesque : relance balle aux pieds du libéro interceptée au milieu de terrain et qui débouche sur un pénalty vu que personne n’est replacée. N’accablons pas notre héros malheureux du jour. Il y a des jours comme ça. Et puis c’est le tarif classique de l’OL Nation de prendre 3 buts dont 1 pénalty. Ceci est un des nombreux syndromes identifiés :

Le syndrome « Jamais 2 sans 3 dans ta gueule »
L’OL Nation prend 3 buts par match depuis quelques matches. Pourquoi ? Parce que 3 buts c’est un pas un chiffre rond (dédicace à Cédric) ? Parce qu’en prendre aucun signifierait qu’on est bon ? Parce que l’OL Nation ne veut pas d’une défense Yoh-Jay-Clem-Jean ou Yoh-Benj-Clem-Jean car ça mettrait Albert et Will seuls en attaque ? Parce que Kewin aime s’embrouiller avec un mec qui lui a marqué un but ?

Le syndrome « 0-1 c’est mieux que 1-0»
L’OL Nation ne veut pas marquer en premier. Donnez à ces mecs une occasion en or et ils vous la transforment en un centre derrière le but ou une frappe plus horrible que le blouson dragon de Benj au Lycée. Quelle dommage que l’OL Nation fourmille de magiciens du foot au rabais : Steven Gerrard Majax, Sylvain Wiltord Mirouf et autres comparses…

Le syndrome « Bouteille d’eau »
L’OL Nation a rarement plus d’une bouteille d’eau à la mi-temps. Serait-ce pour soutenir la cause Éthiopienne ? Ou parce que 1litre d’eau c’est 1kilo et qu’il y a assez de gros dans cette équipe ? Ou peut-être parce que l’eau c’est moins bon qu’un Gin Tonic ou une Vodka on the rocks ? Le mystère reste entier.

Le syndrome « Slip »
De plus en plus de joueurs de l’OL Nation portent des slips pendant le match. Il paraît que Thomas en porte même deux. Benj prévoit même d’en porter un renforcé. Kewin se dit qu’un string ça revient au même.

Reprenons le cours du jeu. Plus que 10 minutes à jouer et 2 buts de retard. Pour laver l’affront Yohann, se dit qu’il devait frapper d’un grand coup pour faire kiffer ses partenaires dépités. Il pensa alors à Ronaldinho et le miracle se produit. Sur un coup-franc de plus de 20mètres, l’ailier antillais mit à Bébert (le gardien adverse) un Ronaldinho vs. David Seaman à la coupe du monde 2002. On n’a pas les mêmes chicots mais on a la même passion. Albert, au bord de l’extinction de voix sur le bord du terrain, aurait balancé « That’s soccer baby ! ».
Malgré ce coup de pouce du destin, rien ne changea. 2-3 malgré les dernières tentatives volontaires de Clem et Montassar.

Les gestes du match
. L’agitation et les cris d’Albert, tel un tifosi corse à Furiani au bord du terrain. Y aurait eu une tribune, elle se serait effondrée… Très moyen comme blague j’avoue.
. Le money time habilement géré par Thomas… balayettes, remises en touche, décélération.
. La belle patte de Bibi sur coup-franc. A défaut d’avoir les jambes.
. Le « allez » rageur de Yohann après son but pour faire croire qu’il venait de tirer le coup franc qu’il voulait.
. L'absence de Gaspard qui confirme son surnom d'"Homme invisble".


Les blessés
Jay
Tom Boul

Les presques stats (Champ + coupe)
Buteurs : 1. Gaspard, Ben-j, Bibi(+1), Clem, Yoh (+1) (2) ; 2. Guéguen, Xavier, Jay (1)
Passeurs : 1. Jean (+1) (3) ; 2. Benj, Montassar, Clem, Tom Boul (1)

Homme-clé
Titi

Homme du match
Difficile d’en désigner un tant les joueurs ont alterné le bon et l’horrible. Je vous laisse en discuter dans les commentaires mais Montassar, Clèm, Damien, Jean ou même Benj sont à mes yeux candidats.

Homme à suivre
Montassar, plus en jambes et plus dangereux offensivement, est sûrement l’homme à attendre au tournant. La légende dit que la visite du site du World Trade Center l’aurait boosté.

Votre aimable rédacteur. Je vous kiffe.

Commentaires

Staff
zamichiei_jean@yahoo.fr
zamichiei_jean@yahoo.fr 29 octobre 2009 15:32

Merci de rectifier mon nombre de passe déc. >>> 3 Et oui les mecs, je prends le large ;-)

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