OL Nation vs. MARTIGUA - CR Match du 5/12

14 décembre 2009 - 12:20

Victoire 2-1 de l'OL Nation à domicile. Rien n'arrête les bonshommes de la Place des Antilles! Retiens le bien! Merci à DAVID qui s'est collé au jeu du Compte-rendu.

Notre fabuleux OL Nation accueillait en son enceinte l'improbable Martigua Paris AS. Le MPAS laisse pantois devant sa comptabilité en ce début décembre 2009 : perdus dans les méandres du classement avec 1 seule victoire pour 4 matchs disputés. A priori, rien d'insurmontable pour nos champions d'autant que le ton du match est donné dès 10h03.
« Si vous avez un appareil photo, ramenez-le » ordonnait le coach. Bonne nouvelle, il y aura du spectacle au programme.

Training time
« On est beau, à défaut de produire du jeu, on a la classe ! » sifflent en concert Clément et Thomas. L'enthousiasme en ce samedi matin prend sa source dans la réception de l'équipement officiel de l'OL Nation. Équipés en LEGEA, vos footballeurs préférés dégagent une certaine élégance avec leur maillot doré et le reste de leur équipement à dominance noire. Éclat dans la sobriété. Voilà, c'est exactement ça. D'ailleurs, le site de la marque ne dit pas autre chose « partenaire équipementier du monde professionnel au plus haut niveau international : équipe nationale de football de Bosnie, équipes de football italiennes, hollandaises et de l'OL Nation ». Et ouais, ça vous pose un club.
Moins dithyrambiques, tour à tour Jérôme, Kévin, Jérôme et David se plaignent de l'étroitesse des manches. Des problèmes d'épaules messieurs ?
Incapables d'apprécier la qualité du produit fini, les trois larrons filent vers le terrain sous l'œil noir du professeur Zamichiei perdu dans ses pensées et surtout sous son nouveau casque BOSE next gen. « L'esthétisme est décidément une affaire de goût. Aucune compassion pour le travail asiatique… », semble-t-il ruminer.

Les premiers mouvements d'échauffement l'attestent ; sous cette tunique c'est un nouvel olympique qui prend naissance. Contrôle-passe, passe-cont… ah non, pas cette fois. Mais bon il y a du positif : L'OL Nation, c'est désormais un groupe soudé dans la couture. Et qui a la classe. Retenez bien ça.

Kick Off !
Première surprise : Jean est obligé d’abandonner son rôle de coach pour assumer celui d’arbitre dans une rencontre qui va s’avérer électrique et... Éclectique. Dur pour un type qui vient de fêter ses 26 ans. On pense à toi vieux.
Les 10 premières minutes sont conformes aux attentes du board olympique : dans la lignée du match précédent, l'application et l'envie animent le 11 de départ qui a fort à faire. Une belle opposition s'offre aux héraults (héros) de la place des Antilles qui ne manquent pas de développer leurs idées tout en assurant un repli défensif impressionnant.
Avec un back four des grands jours (Thomas/Jérôme/Rudy/Édouard), le milieu de terrain ne peut que se mettre au diapason. En première ligne, Guillaume conjugue placement avec vista suivi de très près par Damien. En ce début de match, ces deux-la se lancent à la conquête du milieu bien épaulé il est vrai par Yohann, tantôt aspiré par la création offensive. Et c'est ici que le problème chronique du club prend forme : les trois larrons de l'attaque sensés compléter le schéma tactique n'existent que par intermittence. Ankylosés, David et Benjamin doivent sûrement se demander comment gagner au Quartier Delfino en live, avec Boswer en mode manuel, car leurs couloirs respectifs sont a priori désertés par ces messieurs. Putain de Wiimote.
Du coup, les bases arrières de l'Olympique tentent de trouver le point de fixation le plus sûr de la formation. Devenu Panzer central par le poids des ans et de sa position dans le 433 historique, Clément aiguille au mieux les rares ballons qu'il réussit à négocier, sans pouvoir se défaire de la tenaille adverse. Mais peu à peu la tendance s'inverse.
À l'image des relances millimétrées de Thomas, se dégage une sérénité de tous les instants face aux attaques des mecs du MPAS : décalages plein axe, dégagements éclairs sur les côtés sans oublier la tactique « without midfield » balancée asap  par notre Kévin, toujours aussi sécuritaire dans ses 16. Euh… ses 22, pardon.
Aucun doute l'OL Nation est dans la place, et le dancefloor va voir ce qu'il va voir.
Sur une action d'école, les hommes du Zam' ouvrent le score bien aidés par l'impulsion d'un Damien à réaction et bien sûr sans caleçon.
1 - 0.

Comme suite à ce premier tremblement de filet, deux acteurs vont sortir de leurs stupeurs nos deux ailiers flamboyants probablement en galère sur la Rainbow Road : le juge de touche adverse et l'arbitre.
Distribuant tour à tour du hors-jeu, du dégagement, du renvoi aux 22, des mêlées d'introduction, du diving elbow, du goal tending et de la défense en zone, il était inévitable que ces deux-là s'empoignent. Sortant de ses gonds, l'animal adverse provoque le garant du jeu devant tous les participants… Classe, éthique et extrêmement fair-play, les dirigeants du Martigua font grimper le mercure avec l'élégance la plus cristalline. Parce que Guy Roux aurait dit qu'elle coule de source.

C'est une main d'un des nôtres qui amène le tourbillon d'émotion suivant … « On est en France, près de Saint-Denis et il n'y a de dieu qu'Henry. À l'aide de mes mains je prêche sa bonne parole » aurait prononcé par la suite le pêcheur.
Malgré les apparences, Édouard lance la première contre-attaque Blitzkrieg de l'année de l'Olympique : remise au centre vers Guillaume, qui combine avec Yohann et décale côté droit vers Benjamin qui l'envoie presque instantanément dans l'axe de la surface de vérité. Clément se joue du gardien en le feintant comme il se doit, laisse filer pour Damien qui se la ramène : poitrine / retournette pied droit.
2 - 0. What else ?
Réalisme, puissance et efficacité remixés par le crew olympique. Ni la transformation animale du juge de touche, ni la pression du MPAS, ni les changements tactiques savamment orchestrés à même le terrain par Damien himself , n'auront raison de notre allant jusqu'à la pause.
Pour compléter le beau bordel qui s'annonce en seconde mi-temps, notons tout de même, les entrées simultanées de Gaspard, d'Olivier et de Yann et surtout de notre juge de touche, Albert, l’homme qui lisait aussi bien les appels des attaquants adverses qu’une relance de donkey pre-flop à un tournament of Claye-Souilly.
47e, retour aux vestiaires.

Half time
De sibyllines envolées soigneusement concoctées par le coach fusent : « Ils vont nous rentrer dedans. Vous savez que si on met un but dans les 10 premières, c'est plié ! » Chiche ? Non pas toi Kewin.
Parce que les mecs du XXe, du XIIe, et d'un peu partout en IDF en ont des grosses, ils abordent le second acte avec l'absence d'engouement qu'il faut. Bouh !

Second Half !
Comme un syndrome propre aux olympiques des grandes agglomérations françaises de ne pas jouer tout un match sur le même tempo, L'OL Nation se fait dessus en début de deuxième.
En même temps, j'aurais bien voulu vous y voir, vous : emmené par un Carlton Banks de gala, Gaël Monfils, Mike Pietrus et quelques autres lascars, le Martigua Paris AS s'amuse à pilonner la réserve fédérale de Nation.
La foudre s'abat sur l'Olympique du Fort Knox, mais les visiteurs ont peut-être oublié l'essentiel : les architectes avaient pensé à tout. Torses bombés, culotte couleur chessnut ; les mecs équipés du matos LEGEA 1.0 résistent et sortent timidement de leur retranchement pour inquiéter la garde opposée. Souvent sur coup franc des 35m. Of course.

C'est à peu près à la 60ème que le quaterback Martiguesque se mit à jouer une mélodie de très mauvais goût ; du free kick du pointard. De ses 40 mètres à nos 25 mètres, l’homme essaye de mettre en danger notre ami Kéwin. Surpris en première période, rassurés en seconde, nous avons vite compris à qui nous avions affaire.
Réconfortés par le niveau technique de l'opposition, notre équipe part sur le sentier de l'effervescence perdue entre la 43ème et la 67ème. Et c'est Olivier par deux fois, puis Gaspard à droite puis à gauche qui se relayent pour que le membre de l'Olympique gagnent en turgescence.
Qu'importe, la partie s'équilibre, et les favoris à la victoire se remettent à jouer. Pourtant…
Sur une action anodine, les visiteurs obtiennent un corner et réduisent le score. Damn… Ah non pas encore. L'arbitre-coach-président-homme d'affaires-présentateur-copilote-Macao Boy n'accorde pas le but sur un hors-jeu de position et grâce à un magnifique read d'Albert, omniprésent sur la ligne de touche. Dédicaces à nos vrais nº 10.
Menant toujours 2-0, l'OLN cherche à faire la nique à ses adversaires avec son jeu léché sans pour autant y parvenir et butte sur du lourd en face. Panne de chance, car sur un corner non accordé par Albert (décidément déchaîné), mais validé par notre omnipotent à nous ; le MPAS réduit la marque. Damned ce coup-ci.
2 - 1 ; pas immérité.

Ceci dit, ce fait de jeu permet de mettre en lumière la prestation de deux nouveaux hommes forts. Incandescent depuis son entrée, Yann irradie, liquéfie tout ce qui traîne dans sa zone et contribue en grande partie au maintien du radeau à flot. Ce qui lui vaut une petite remontrance d'un des joueurs adverses, qui change subitement de position oculaire lorsque s'avance notre n°13. On ne l'a fait pas à Maître Celeste. Pas plus qu'à Gaspard qui fait le métier en cette fin de match en donnant dans le talent italien à la perfection : tacles, croche-pattes, petites poussées… Tout y passe et annonce une véritable chorale de sentiments purs.
À une vingtaine de mètres de notre coffre-fort, Gasp' plante avec la délicatesse la plus extrême son 16 mm gauche dans le tibia droit du meilleur pote du Fresh Prince, ce qui déclenche involontairement les hostilités :

« M'sieur l'arbitwe, vous ne dite wien ? Wegardez mon tibia !!!
-  J'ai sifflé, je l'ai vu. Vous pouvez jouez messieurs ! rétorque Jean
-  C'est bon, j'ai juste joué le ballon… précise Gaspard.
-  Ah wouais ? Et c'est comme ça que tu joues ? Mwen ka en i fan tchouw !”

S'adressant à ses coéquipiers, le mini-moi d'en face se mit à tenir ce langage très cohérent :
« Nou ka pété la po maman missié !!! »
Brouhaha - Mais calmez-vous ! - Brouhaha - Voiture, Fusil ? - Brouhaha - Al Pacino !- Brouhaha ….»

***
L'équipe des scénaristes vous demande de bien vouloir l'excuser pour la gêne occasionnée. Ne souhaitant choquer aucun internaute non créolophone, nous ne procéderons à aucune retransmission, ni traduction, ni mention des doux mots qui voleront durant cet intermède. Landjetsa pito !
***

EXTRA TIME !
Sous xeus façon Woodstock, la fin de rencontre fut épique. La légende raconte que la pelouse fut inopinément envahie par le premier striker LKP de l'histoire de l'Olympique de Nation, fusil, couteau ou shifumi sous le manteau.
Légende quand tu nous tiens… Tout aussi inopinée, fut la transformation de Jean en virtuose de la décision éclair. Non sans mal, ne parvenant pas à maîtriser les heurts, il décida derechef de ne pas accorder le coup-franc au Martigua Paris AS, d'expédier définitivement les acteurs aux vestiaires, de donner 4 points supplémentaires à son équipe, de donner raison à Albert pour le dernier read de sa journée, de conforter ses ailiers volants qui se frottent les mains en pensant à la Mushroom Cup  du week-end prochain, de réconforter Thomas pour sa dernière tentative de relance, de tracklister la soirée de son anniversaire qui s'annonce via l'appli IPhone « toi aussi deviens JZ, aka The Master ».
Tout ça dans la même minute. Costaud le gars.

MatchBox :
Victoire méritée, mais à l'arrache et à la sueur pour notre Olympique de Nation. Attention à l'entame de seconde mi-temps.


L'homme à suivre : Guillaume
Bons placements, relances propres. Discret mais très précieux.

L'homme du match : Damien
Un Vieira, un Gattuso et un Gerrard des grands jours éparpillés dans les jambes. En très grande forme.

Le geste à suivre : la feinte de passe en retrait au gardien, suivi d'un passement de jambes de Jérôme.
Gaffe, ta botte secrète va finir par être dévoilée !

La formation à suivre :
Janvier 2010 ; le capitaine demande au board d'accéder à sa requête : des cours de créole pour toute l'équipe. Motif : « on veut capter ce que nous balancent nos adversaires ! ». Yohann et David Like this

À noter :
-L'étrange calme de Kéwin
Hormis la fin de match où notre wrestler attitré sortit de sa boîte, comment se fait-il qu'il dégage autant de maîtrise sur un terrain de foot ? Talent mis à part, côté caractère, on m'avait vendu un Grobelaar croisé avec un Chilavert. Force est de constater qu'aujourd'hui c'est un assemblage de Casillas et de Barthez. Les références changent, le jeu aussi ?

- La prestation Gigi Becali de Jean-Jean
C'était la moindre des choses que la semaine de son 26e anniversaire il puisse obtenir les pleins pouvoirs de son club et de la ligue, à l'image du Tony Danza du Steua Bucarest. Détenu à 87% par le Z, le holding Olympique de Nation file un mauvais coton à la fin des années 2000. Où s'arrêtera sa passion débordante pour le cumul des pouvoirs ?

- Le 06 de l'arbitre prévu pour cette rencontre
Injoignable quelques jours plus tard, l'officiel devant sévir pour cette rencontre a laissé cet étrange message sur son répondeur « Bonjour, je ne suis pas disponible pour le moment, laissez-moi un message et je vous répondrai dès que possible. Je tiens à préciser que l'OL Nation est le meilleur club de foot au monde. Non pas les allumettes, non, pas ça… À l'aiiiddddddddddddeeeeee !!! »
Tony Soprano aurait-il un lien avec le board du club ?

Dans vos playlists :
Kévin : NTM - Passe le oinj
Thomas : TOM WAITS - Hoist that rag
Jérôme :  JIMMY HENDRIX - All along the watchtower
Rudy: MUSE - Time is running out
Edouard: EMINEM - My name is
Damien: DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger
Guillaume: LUZ CASAL - Un año de amor
Yohann : MAJOR LAZER - Hold the Line
Benjamin: NOTORIOUS BIG - Big Poppa
Clément: ARCTICS MONKEYS - The view from the afternoon
David: SAÏAN SUPA CREW - Darkness
Yann: ALLIANCE ETHNIK - Simple & Funky
Gaspard: G-UNIT - I smell pussy
Olivier: CESARIA EVORA - Carnaval de Sao Vicente

Bonus track
Jean : AKON feat. BOB SINCLAR - Sexy Bitch

 

Commentaires

Staff
Westyoh
Westyoh 14 décembre 2009 15:33

L'OL Nation, en route vers la montée!

Staff
zamichiei_jean@yahoo.fr
zamichiei_jean@yahoo.fr 14 décembre 2009 14:14

Très bon CR, merci à David et avis aux amateurs ! Bien ouéj, l'idée de la playlist !

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